Bloc notes




les rivieres

Actualité récente


L’avenir de la vie dans les Baronnies Provençales ne saurait se concevoir indépendamment de la gestion de la ressource en eau. L’élaboration concertée du projet de Parc naturel régional des Baronnies Provençales a permis de proposer un ensemble de mesures relatives à ce thème.
La Charte définitive du Pnr des Baronnies Provençales suite à l’enquête publique vient d’être adoptée. Dans la même dynamique, le Groupement de Promotion et d’Expansion du Nyonsais Baronnies (GPENB) porte depuis 2007, un programme nommé « Retour aux sources ». Ce dernier a donné la possibilité au grand public ainsi qu’aux élus locaux, de (re)découvrir les rivières du territoire au travers de leur gestion, usages et patrimoines naturels et bâtis associés.
De cette convergence est née l’idée d’organiser une journée d’information et d’échanges ayant pour thème « L’eau et les rivières des Baronnies »qui a eu lieu le

Vendredi 18 novembre 2011
Au Village Vacances « Les Lavandes »
à Rémuzat (26).

Cette rencontre était organisée en courtes séances plénières, consacrées chacune à une question particulière autour des différents aspects de la thématique de l’eau déclinés dans la Charte.

Voir le programme de cette journée : programme

A cette occasion le GPENB avait préparé des panneaux de présentation des journées de découverte des rivières traversant le futur parc :

Panneau de présentation

L'eygues

La méouge

L'ouvèze

Le lez

L'oule

Le buech


Ce qu'en a dit La Tribune le 24 novembre 2011 :




Historique


Le GPENB organise depuis 2007,  en concertation avec les élus et techniciens (communes, communauté de communes, syndicats de rivière, etc.…) des journées de découverte des principales rivières de Baronnies. 


Au cœur des Baronnies, six rivières prennent naissance et se partagent  le territoire. Il y a deux versants.
 

Le bassin versant «Drôme» comporte quatre  rivières : Eygues, Ouvèze, Lez, Oule. Le bassin versant « Durance » comporte deux rivières : Méouge et Buech.

 

2007 la rivière Eygues (ou Aygues) :


 


 

En OCTOBRE 2007 environ 40 personnes ont participé à la découverte de l’Eygues avec la participation du Syndicat Mixte Intercommunautaire des Baronnies, de la Communauté de Communes interdépartementale des Baronnies et  du Syndicat intercommunal de défense des rives de l'Eygues inférieure (SIDREI), avec plusieurs intervenants : Christian Ulh, Michel Tache, président du SIDREI et maire des Pilles.

La source de l' Eygues se trouve sur la commune de Laux Montaux dans la Drôme, après un petit kilomètre de bonds et cascades elle court dans la commune de Sorbier dans les Hautes  Alpes ; puis elle va à la rencontre de son premier puissant affluant l'Armalause pour se jeter dans le Rhône au niveau d'Orange, après un parcours de 114,3 kilomètres. Le contrat de rivière est en cours d’élaboration depuis plusieurs années.


Ce  qu'en a dit la presse :




        

2008 la rivière Ouvèze :





En JUIN 2008, plus de 35 personnes ont participé aux exposés sur la découverte de la rivière Ouvèze faits par Gérard Coupon, maire de Montauban-sur Ouvèze, Véronique Chauvet maire de Saint Auban-sur Ouvèze et de Madame Bonnetain, chargée de mission  au Syndicat Intercommunal du Bassin de l’Ouvèze.

L’Ouvèze prend sa source dans la montagne de Chamouse, située dans le massif des Baronnies dans le sud-est de la Drôme. Elle coule vers l'ouest en passant à Montguers, Buis-les-Baronnies, Pierrelongue, Mollans-sur-Ouvèze. Dans le Vaucluse, elle coule au nord-ouest du mont Ventoux et au nord des Dentelles de Montmirail pour passer à Vaison-la-Romaine. Après Vaison, elle coule dans une plaine assez humide située entre Rasteau et Sorgues. L'Ouvèze rejoint le Rhône en passant à l'ouest de Sorgues face à l'île de la Barthelasse. Son débit moyen est de 25 m3 seconde, Le débit instantané maximal enregistré a été d'environ 1000 m³ par seconde le 22 septembre 1992.



2008 la rivière Méouge :


                                                             

En septembre 2008, plus de 40 personnes ont participé à la découverte des sources de la Méouge, avec la participation du Syndicat Mixte d'Entretien des Rives de la Méouge, de Jean-Pierre Jourdan, Raymond Chauvet et de Caroline Yaffe, maire d’Éourres.

La Méouge est une rivière des Baronnies orientales, longue de 40 km; elle naît sous la montagne d'Albion dans la commune de Barret-de-Lioure, passe par le défilé de Salerne et réunit plusieurs torrents de tête, puis coule vers l'est par Lachau. Elle passe ensuite dans les Hautes-Alpes, s'enfonce en gorge et rejoint la rive droite du Buech à Antonaves. Le SIEM (Syndicat Intercommunautaire d´Entretien de la Meouge (SIEM) a mis en place le contrat de rivière de la Méouge, signé en juin 2005.




2009 la rivière Lez :




En  octobre 2009 la découverte du LEZ a été réalisée  avec le partenariat de la Maison de la Lance représentée par son président : Emmanuel Héroult, technicien de rivière et de Nicolas Cartiaux de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA).
Le LEZ prend sa source au sud-est du Rocher Garaux (1338 m) qu'il contourne par le nord avant de s'écouler vers le sud. Il rejoint le Rhône qu'il longe de Bollène à Mondragon où il conflue. La longueur de son cours est de 73,6 km.

Après les efforts communs de tous les acteurs locaux, impliqués dans la gestion de l'eau, le contrat de rivière Lez sera signé le mardi 21 novembre 2006 à Grillon (Vaucluse). Ce contrat, porté par le Syndicat Mixte du Bassin Versant du Lez (SMBVL), porte sur 5 années (2007-2011) pour un montant de travaux de 45,7 millions d'euros HT.

 


 

2010 La rivière Oule :




Laurent Haro, président du syndicat intercommunal de défense des rives de l'Eygues supérieure et de l'Oule


En Avril 2010, nous avons organisé une journée découverte des sources de l’Oule avec le participation de  Jean CORBIÈRE, responsable ONF, Richard MAILLOT, Président du Tambourinaïre, Gérard TENOUX, Président de la CCVO et maire de BRUIS, Laurent HARO, Président du Syndicat Intercommunal de Défense des rives de l'Eygues Supérieure et de l'Oule, Roger BESSON, maire de La MOTTE CHALANCON,  JM BERTRAND, président de la C.C. du Pays de Rémuzat  et Mr Michel GUILLION, adjoint au maire de Rémuzat.
L’oule est une rivière du Diois et des Baronnies, longue de 33 km; elle naît à Montmorin sous la montagne de l'Aup et coule vers l'ouest, passe à Bruis et va jusqu'à La Motte-Chalancon (Drôme) où elle se dirige vers le sud et rejoint l'Eygues à Rémuzat après avoir passé deux crêts.





De gauche à droite : les membres du GPENB Michel Rodari, Roland Olivier, Michel Bompard et Gérard Tenoux maire de Bruis.



Ce qu'en a dit la Tribune du 15 avril 2010 :

 

2011 Visite du territoire du Buech

En collaboration avec le « Syndicat Mixte de Gestion Intercommunautaire du Buëch et de ses Affluents »

Le Samedi 7 mai 2011

Le SMIGIBA accueille le GPENB pour une journée autour du Buëch

 

Résumé :

Nous sommes accueillis sur le barrage de St Sauveur un peu avant  9h00 par Jean-Pierre BOIVIN, président du SMIGIBA, accompagné de Joëlle NOGUER et Anne-Lise LAMPE, chargées de mission, ainsi que de Mr GAST, maire de St Julien en Beauchêne, vice-président du SMIGIBA. Ils orchestreront une journée très agréable, ensoleillée et pendant laquelle nous apprendrons beaucoup sur la gestion de l’eau. A chaque site, des interlocuteurs de qualité exposeront avec passion leur travail actuel et leurs perspectives.  Le matin, nous avons pu visiter le site du barrage de St Sauveur sur la commune de Montrond,  puis nous rendre à la station d’épuration de Serres et enfin nous promener le long de l’adoux de la Glacière. Après avoir partagé un pique-nique au bord du plan d’eau de Veynes, nous nous sommes rendus sur un des points de départ probable de diffusion de la Renouée du Japon. Après une escale sur le seuil de dérivation des Saboyons, nous avons clôt notre journée par la visite du marais de Mantayer, où nous nous sommes quittés après avoir pris un agréable rafraîchissement.

Vous trouverez ci-dessous quelques notes et quelques photos de cette journée au bord du Buëch.  

 

Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur compétence pour la réussite de cette rencontre.

 

 

 

 

Le SMIGIBA

Le syndicat (Syndicat MIxte de Gestion Intercommunautaire du Buëch et de ses Affluents) comprend 56 communes et 9 communautés de communes. Il couvre le Buëch et son bassin versant sauf la Méouge, dotée d’un autre syndicat de rivière, ce qui représente 1500 km2, 210 m linéaires hors affluents, 50 km de digues.

Le Buëch porte trois noms : Grand Buech de la Jarjatte à Serres, Petit Buech de la face sud du Dévoluy à Veynes et Buech aval à partir de Serres.

Le lit du Buech + la Blême est en zone Natura 2000 habitat et espèces.

Le SMIGIBA a été créé en 2003, le contrat de rivière est opérationnel depuis 2008 avec 62 fiches actions, basé sur la LEMA 2006, la DCE 2000 et le SDAGE de l’agence RMC, avec donc pour objectif le bon état des rivières en 2015.

Au SMIGIBA travaillent deux chargées de mission : Joëlle NOGUER et Carolyne VASSAS, une chargée de mission Natura 2000 : Annelise LAMPE, une  secrétaire / comptable  et un technicien de rivière à partir du 1er juillet 2011.

 

Le barrage de St Sauveur :

Exploitation technique par EDF depuis 1994 avec dérivation de 30m3/s vers la retenue du Riou puis vers Laser afin d’alimenter l’usine hydro-électrique de Sisteron. L’utilisation de l’eau a permis d’étendre la zone d’exploitation agricole sous irrigation jusqu’à la commune du Bersac. En amont du barrage, un lieu de détente communal a été créé à la Germanette.

 

Le barrage est équipé de 3 vannes de 12 mètres de large ce qui réduit la largeur du lit d’origine de la rivière. Ce barrage ne satisfait pas financièrement l’exploitant EDF et n’est pas non plus une bonne chose pour la rivière. Il y a abaissement du plancher alluvial de 3 à 4 mètres en aval du  barrage, la marne a été atteinte. Ceci entraine un déchaussement des digues, les prises d’eau se retrouvent perchées, la ripisylve s’appauvrit avec apparition de pinèdes et diminution de la biodiversité.

 

 

Le SMIGIBA travaille actuellement avec EDF pour remédier à ces défauts. Il s’agit dans un premier temps d’améliorer les connaissances sur le transit des crues et des matériaux à travers l'ouvrage et sur les conditions d'inondation des secteurs situés en amont de l'ouvrage.

 

La Station d’épuration de Serres :

Nous sommes accueillis par Bernard MATHIEU pour la visite de la toute nouvelle installation.

L’ancienne station datait des années 70 et devait être remplacée. Les premières rencontres entre les différents acteurs ont commencé en janvier 2008 et la première cellule de la station fonctionne depuis fin mai 2010, la deuxième depuis fin juin 2010.

 Les concertations se sont faites avec le SATESE (Service du CG05), le SMIGIBA, la DDT, (ex DDA pour la police de l’eau et ex DDE pour les zones inondables), l’ONEMA, la chambre d’agriculture et l’Agence de l’eau.

Le bâtiment est surélevé car il est construit en zone inondable. Mr MATHIEU est satisfait du maître d’œuvre. En octobre 2009, le projet a été présenté aux financeurs : Communauté de communes du Serrois, CG 05, CR PACA et Agence de l’eau .Le coût total de la construction s’est élevé à 2 millions d’euros, pris en charge à 20% par le CG, 10% par le CR, 21% par l’agence de l’eau et 10% par la DGE.

Les différentes filières possibles d’assainissement ont été analysées et c’est le choix des boues activées avec procédé SBR (Sequencing Batch Reactor) qui a été fait, en fonction du schéma directeur d’assainissement existant, du site d’implantation,…L’étude du traitement des boues a conduit au choix de l’épandage en milieu agricole, ce qui a demandé de rechercher des agriculteurs volontaires et de faire des études agronomiques des terrains où l’épandage est prévu. Les premières boues seront disponibles à l’automne 2011. Les réglementations sur l’épandage des boues issues de station de traitement sont actuellement très strictes, afin d’éviter les problèmes qui ont pu être rencontrés dans le passé comme le brûlage des terres par des boues trop concentrées et non contrôlées. Dans cette nouvelle station, les entrées et sorties sont contrôlées quantitativement et qualitativement par l’Agence de l’eau.

Nous avons pu constater l’absence d’odeurs désagréables grâce à une filtration permanente de l’atmosphère sur filtre à charbon actif.

 

 

 

 

L’adoux de la Glacière.

Nous sommes accueillis par Yannick POGNARD, agent de l’environnement de l’ONEMA qui conduira une visite passionnante.  Les adoux sont des résurgences qui naissent le long du Buëch et s’y jettent après des linéaires variables de cours. Ils représentent de véritables refuges pour la faune piscicole en période de crue ou de reproduction car on y retrouve des conditions constantes de débit et de température toute l’année. Il en existe environ une trentaine. Le SMIGIBA a mis en place un programme de préservation et de réaménagement des adoux : enlèvement des embâcles, relevage d’arbres, travaux de diversification des écoulements, ... avec une efficacité opérationnelle seulement 8 mois après la fin des aménagements.

Le frayage naturel qui se développe permet de diminuer sensiblement l’alevinage et donc de restaurer la prédominance des souches autochtones de certains poissons. De plus, la fédération de pêche a fait faire des études qui ont montré que la souche sauvage de la truite du Buëch était restée génétiquement séparée de la souche atlantique introduite.

Un des aménagements très réussi a été de favoriser le désenvasement de tronçons d’adoux et de leur embouchure. Ces opérations ont un coût économique faible, par exemple les fascines coutent 50 euros le mètre linéaire. Le gain écologique des actions menées est énorme, l’impact sur la qualité de l’eau est important grâce au développement des petits invertébrés nettoyeurs. Cette amélioration de la qualité de la rivière lui permet, par exemple, d’avoir, plus en aval, une meilleure capacité d’absorption des rejets.

 

 

 

La Renouée du Japon.

Cette plante qui se plait sur de nombreux terrains envahit le lit du Buëch en de nombreux endroit, et fait table rase des autres espèces végétales. La dissémination peut se faire notamment lors du transport de terre à l’occasion de gros travaux le long du Buëch. Aucune réglementation n’existe sur les espèces invasives.

Un chantier test d’éradication est mis en place à la Bâtie-Montsaléon : les terrains infestés sont prélevés à la pelle mécanique puis stockés sur un terrain prévu à cet effet, broyés et bâchés pendant plusieurs mois. Actuellement, la repousse est de 0% sur les zones traitées. Le chantier total à réaliser sur le Buëch  représente 12km  de rivière, ceci a donc un coût très important.

Une autre technique pour limiter la prolifération de cette plante est de procéder à l’arrachage manuel des jeunes plants de l’année en juin/juillet.

 

 

 

Le seuil de dérivation des Savoyons.

D’un pont conduisant vers Furmeyer, nous avons vue sur une des nombreuses prises d’eau situées le long du Buëch et destinées à l’arrosage. A cet endroit le Buëch a été endigué au 18ème siècle sur une distance assez longue pour permettre de dégager une plaine à usage exclusivement agricole, qui se transforme peu à peu en zone habitée. L’ouvrage de captage de l’eau constitue une barrière à la remontée de certains poissons vers des zones de frayère au niveau de Rabou. Des travaux important sont prévus pendant l’été 2011 afin de restaurer la continuité du milieu aquatique. L’étude a été conduite par le bureau Stucky. Le seuil sera aménagé sur toute sa largeur en une rampe en enrochement. Les travaux sont pris en charge par le CG05. Le SMIGIBA a conduit l’avant-projet et le projet.

 

 

 

Le marais de Mantayer.

Annelise LAMPE nous fait découvrir un site inattendu, le marais de Mantayer. Ce marais couvre 65 ha et s’y trouvent de nombreux habitats naturels : roselières, pelouses sèches (ou pâturent les ovins), prairies humides (ou pâturent les bovins). L’entretien se fait par fauchage. Le marais a subi deux incendies, d’origine inexpliquée, au mois d’avril 2011. Il montre une bonne capacité de récupération. Afin d’y conserver son humidité, il serait souhaitable de pouvoir extraire de la matière. Les roseaux ne sont plus utilisés pour les toitures mais il existe des débouchés vers l’alimentation des ânes ou le paillage des cultures d’arbousier.

Les zones Natura 2000 sont  des réseaux d’espaces naturels européens issus de la directive oiseau et de la directive habitat (qui ont donné lieu aux deux catégories de zones Natura 2000). Les propriétaires s’engagent volontairement dans le respect des préconisations Natura 2000 et reçoivent une prime à l’hectare. Une étude d’incidence doit être effectuée pour les travaux lancés en zone Natura 2000 et  à proximité.